* Fermeture de Bridgend prévue en 2020
* 1.700 emplois menacés
* Nouveau coup dur pour le secteur automobile britannique
(Actualisé avec confirmation de Ford)
par Costas Pitas
LONDRES, 6 juin (Reuters) - Ford F.N a confirmé jeudi le
fermeture l'an prochain de son usine de Bridgend, au Pays de
Galles, en raison de la baisse de la demande pour certains de
ses moteurs, une décision qui met en péril 1.700 emplois et
porte un nouveau coup à l'industrie automobile britannique.
Le constructeur américain est en train de mettre en oeuvre
des mesures d'économies sur plusieurs marchés pour y renouer
avec la rentabilité et il a prévenu à plusieurs reprises le
gouvernement britannique que le libre-échange devrait être
maintenu avec l'Union européenne après le Brexit, dont les
termes restent flous.
Ford va mettre fin en février à sa production de moteurs à
essence de 1,5 l tandis qu'un contrat de fourniture de Jaguar
Land Rover expirera en 2020, a précisé le constructeur
américain.
"L'évolution de la demande des clients et les désavantages
en termes de coûts, ainsi que l'absence de modèles de moteurs
supplémentaires pour Bridgend, font que le site ne sera plus
viable économiquement dans les années à venir", estime le
président de Ford Europe, Stuart Rowley.
Environ 20% des 2,7 millions de moteurs automobiles
construits en Grande-Bretagne l'an dernier sont sortis de
l'usine de Bridgend, à l'ouest de Cardiff.
Ford exploite deux usines de moteurs en Grande-Bretagne,
destinés à être exportés entre autres vers des sites
d'assemblage en Allemagne, en Turquie et aux Etats-Unis. Elles
pourraient faire face à des coûts supplémentaires en cas d'une
sortie sans accord de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.
UNITE APPELLE À LA MOBILISATION
Unite, le plus grand syndicat britannique, a appelé à se
mobiliser contre cette décision.
"Nous résisterons de toutes nos forces à cette fermeture et
demanderons aux gouvernements de l'Assemblée galloise et de
Westminster de se joindre à nous pour sauver cette usine", a
déclaré son président Len McCluskey.
Le secteur automobile britannique, florissant il y a
quelques années grâce aux constructeurs étrangers, souffre
particulièrement des incertitudes liées au Brexit et est
confronté à une baisse des ventes, de la production et des
investissements.
En janvier, Ford avait dit son intention de supprimer des
milliers d'emplois, éventuellement de fermer des usines et
d'arrêter la production de véhicules non rentables dans le cadre
du redressement de ses activités en Europe, où il veut atteindre
une marge opérationnelle de 6%.
Mi-mars, il a annoncé son intention à la fois de supprimer
plus de 5.000 emplois en Allemagne et de réduire ses effectifs
en Grande-Bretagne, via notamment des plans de départs
volontaires.
Les salariés demandent depuis longtemps que Bridgend
produise une technologie hybride et des composants de véhicules
électriques aux côtés d’un nouveau fabricant tiers afin
d'exploiter la totalité du site, mais aucun investissement de ce
type n'a été annoncé.
"Des efforts importants pour identifier de nouvelles
opportunités n'ont pas porté leurs fruits", a déclaré Ford.
L'annonce de la fermeture de l'usine de Bridgend intervient
après des décisions similaires d'autres constructeurs
automobiles.
En février, Honda 7267.T a annoncé qu'il allait fermer son
unique usine britannique en 2021 tandis que Nissan 7201.T a
décidé de ne pas construire son nouveau SUV X-Trail au
Royaume-Uni.
En janvier, Jaguar Land Rover (JLR), premier constructeur
automobile britannique, a annoncé qu'il réduirait d'environ 10%
ses effectifs, essentiellement en Grande-Bretagne, pour faire
face au ralentissement du marché en Chine et au plongeon de la
demande pour les véhicules diesel.
(Benoit Van Overstraeten, Dominique Rodriguez et Catherine
Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Bertrand
Boucey)
Ford va fermer son usine de moteurs au Pays de Galles
information fournie par Reuters 06/06/2019 à 15:08
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